Arto Paasilinna (1942-2018) est un auteur finlandais connu mondialement pour ses romans teinté d’humour noir, de comédie burlesque et décalée. Durant sa jeunesse il exerça plusieurs métiers, notamment celui de bucherons, avant de faire carrière dans le journalisme. Il écrivit pas moins de trente-cinq romans traduits en plus de vingt-sept langues.
Paasilinna laisse à la nature une place prépondérante dans ses romans, en particulier à la végétation nordique et celle de la Finlande. En effet, ses expérience en tant que flotteur, bucheron, pêcheur, chasseur, ouvrier agricole et on en passe l’ont sans doute amené à lier ses personnages à cet environnement naturel qu’il connait bien.
1. Prisonniers du paradis (1974)

Un avion contenant des passagers finlandais et suédois fait un amerrissage forcé à proximité d’une île isolée. Très vite, une mini société se met en place. Certains vont s’occuper à la création d’un bar et distiller de l’alcool quand d’autres quand d’autres vont s’atteler à la construction d’abris. Un conseil, composée de 3 personnes, est créer démocratiquement pour diriger le groupe. En espérant être secourus, le groupe entreprend de déchiffrer des lettres gigantesque dans la forêt formant un SOS. La vie sur l’île va devenir si paisible que lorsqu’un navire américain se propose d’évacuer les naufragés, certains se montreront réticents.
Comme tout récit de naufragés, les protagoniste ont une relation très proche avec la nature qui les entourent. Les personnages dépendent de leur environnement pour combler leur besoins primaires tels que la nourriture, l’eau et le sommeil. De plus, leur secours dépend du défrichage des lettre dans la forêt.
Pourquoi lire ce livre ?
- Récit d’aventure à la robinsonnade
- Histoire pleine d’innocence quand la plupart d’autres récits de naufragés revêtent un caractère dramatique.
- Fable utopique qui nous montre qu’une société moins axée sur la logique capitalisme est sans doute possible.
- Roman remplit d’humour et de situations burlesques
- Fiction qui peint le portrait de la douceur de vivre sur une île paradisiaque
2. Le lièvre de Vatanen (1975)

Vatanen, un journaliste quadragénaire lassé de son métier et de sa vie, heurte un lièvre en voiture. Il descend de voiture et s’enfonce dans le sous-bois. Il récupère l’animal blessé et s’enfonce délibérément dans la nature. Il décide par la suite de vendre son bateau, seule possession qui compte à ses yeux, et entame un voyage qui l’amènera à faire des rencontres détonantes dans l’arrière-pays scandinave. Du sud du pays finlandais jusqu’au cercle polaire arctique, Vatanen enchaîne les petits boulots tout en prenant part à des péripéties de plus en plus saugrenues.
« Le lièvre de Vatanen » est le roman qui a fait connaître mondialement l’auteur. Et puis, il est considéré comme l’œuvre majeure d’Arto Paasilinna. Désigné comme le précurseur d’un nouveau genre, le roman d’humour écologique, les tribulations de Vatanen et sa fuite de sa vie citadine et bien rangée l’amène à une grande proximité de la nature ainsi qu’une solitude volontaire.
Pourquoi lire ce livre ?
- Place importante laissée à la nature
- Humour noir et personnages burlesques
- Touche de romance (Leila Broman qui deviendra la fiancée de Vatanen)
- Récit d’aventure et de voyage (du Sud de la Finlande jusqu’au cercle polaire)
- Personnages touchants et attachants
- Caractère original du scénario qui place un lièvre au sein du récit
3. La forêt des renards pendus (1983)

Rafael Juntunen, un gangster finaud, apprend la libération de ses partenaires de crime emprisonnés pour le vol de lingots d’or à sa place. Comme il n’a aucune envie de partager son butin, il se rend au fin fond de la Laponie. Bientôt, il sera rejoint par un ex major de l’armée alcoolique, mis en disponibilité et une Lapone nonagénaire fuyant l’assistance sociale voulant l’enfermer dans un asile de vieillard. Un petit renard malicieux renommé cinq cent balle va être le témoin privilégié de cette curieuse cohabitation. Ils résisteront autant aux assauts des anciens complices du gangster qu’au représentants de la « civilisation ».
Les personnages évoluent dans une cabane perdue au milieu des forêts lapones, repliés sur eux-mêmes. D’ailleurs, comme pour « Prisonniers du paradis » le groupe forme une sorte de micro-société alternative au monde civilisé. Les commissions effectuées par l’ex major pour le compte de Rafael Juntunen sont les seuls contacts que le groupe entretient avec la civilisation.
Pourquoi lire ce livre ?
- Récit d’aventure
- Lien avec le monde du crime et des gangsters
- Thématique de la solitude en autarcie avec la nature
- Utilisation de l’humour décalé
- Personnages touchants et attachants
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